Notre cerveau est plastique.

Nous avons tous plus ou moins entendu parler de la « plasticité neuronale ».
Pour faire simple, les neurosciences ont mis en évidence que n’importe quelle zone du cerveau, ou presque, est modelable, au prix d’efforts conséquents mais réalisables.
Les neurosciences ont également prouvé que nos zones corticales, c’est-à-dire spécialisées dans telle ou telle fonction sensorielle ou motrice peuvent se substituer les unes aux autres. Autrement dit, avec une rééducation poussée et appropriée, une zone endommagée du cerveau pourrait se reconstituer à un autre endroit et reprendre sa fonction initiale (par exemple l’odorat). On cite souvent l’exemple de la petite Américaine Jody Miller qui avait subi une ablation du cerveau droit et qui dispose d’aujourd’hui de l’ensemble de ses facultés.
Troisième découverte : de nouveaux neurones peuvent naître dans notre cerveau, se développer (jusqu’à décupler leur taille) et multiplier leurs connexions (synapses) sous l’influence d’émotions, d’images, de pensées et d’actions diverses.

Cette triple « élasticité » dépend essentiellement de deux données:

• Notre goût pour le nouveau et notre capacité à l’empathie.

Il est vrai qu’un adulte perd en moyenne 20 à 30 000 neurones par jour sur une base de 100 milliards… Cela laisse des raisons d’espérer, d’autant plus que nous pouvons reconstituer des neurones, accroître leur taille et leur puissance et démultiplier surtout leurs connexions.

Il n’y a donc plus d’âge pour apprendre à parler une langue étrangère ou jouer d’un instrument de musique.
Ce qu’il sera nécessaire de s’imposer est la fin de la croyance, souvent bien installée, du type« je n’ai plus l’âge de » ou « je suis trop vieux pour ».

Alors quels sont les conseils pour reprendre la main sur votre cerveau :

• Ne jamais cesser d’apprendre, régulièrement, toute sa vie, des choses nouvelles. dans des disciplines nouvelles, de façon nouvelle.
• Favoriser les changements petits ou grands. Que ce soit prendre un thé à la place d’un café, changer son chemin pour aller au travail ou son moyen de locomotion. Ou changer sa marque de pâtes préférées sa destination monotone de vacances, etc.

• Se méfier de la pollution sonore.

• Toujours favoriser la notion des petits pas, une marche après l’autre.

• Eviter la tension, diabète, cholestérol, alcool ou le tabac qui sont les ennemis de la plasticité neuronale.

• Aimer les aliments antioxydants (fruits, légumes, poissons), l’activité physique, le zen, l’empathie, le rire qui favorisent la plasticité.

La plasticité neuronale et le futur

Le fait que nos neurones puissent « repousser » et qu’ils migrent dans les zones de notre cerveau qui en ont besoin (grâce à la molécule ténascine en particulier), cela ouvre des pistes sérieuses en matière de soins des maladies neuro-dégénératives.

Le neurofeedback est une méthode révolutionnaire quant à l’entrainement de notre cerveau, et ceux par le fait même de l’autoréguler. A l’instar d’une salle de musculation cette auto régulation va éviter une « perte » de puissance de l’activité électrique et va entraîner de surcroît de la puissance a l’influx nerveux. Cela augmente la conductivité, c’est-à-dire la capacité de transmettre les impulsions des connexions inter-neuronales. Résultat : un meilleur contrôle émotionnel, un accroissement des facultés cognitives et une augmentation de la plasticité neuronale.

Si nous devions résumer notre article, nous pourrions dire que le fait de l’avoir lu a modifié la structure de votre cerveau. Cette brève lecture a modifié vos neurones. Si de plus, vous avez ressenti des émotions positives et en particulier de l’amour, la modification sera d’autant plus importante.
Alors, aimez c’est bon pour votre santé et votre cerveau !